Anderson Dovilas, la poésie comme une vertu.

By YOD

Andy01« Pataswèl », est le dernier poème mit en image de Anderson Dovilas, dans lequel il veut que les haïtiens ressentent la complexité de la vie de la diaspora. Haïti n’est pas une terre de malchance et la Diaspora n’est pas une vache à lait ; il suffit de fixer son objectif et travailler pour y arriver explique t-il. C’est dans cette logique qu’il exhorte les jeunes qui veulent se lancer dans la poésie de se verser dans la lecture, tout en étant sélectif, de participer dans les ateliers d’écritures ; car un grand créateur est inévitablement un grand chercheur.

Né à Port-au-Prince d’une famille originaire de Mirebalais ,Anderson Dovilas est né en plein trouble politique en 1985 quelques mois avant le départ des Duvalier. Par la lecture, par la mémorisation des poèmes qu’on lui donnait à étudier en guise de punition au lycée Anténor Firmin, il découvre la poésie et en devient amoureux. Tout jeune à 12 ans il écrit des poèmes et quatre (4) ans plus tard il se lance dans le théâtre. Il intègre l’Atelier Création Marcel Gilbert de la Bibliothèque Justin L’Hérisson situé à Carrefour et acquiert des qualités de diseur qu’il améliore en travaillant avec persévérance.

Anderson Dovilas ne se réclame d’aucun courant littéraire, mais se sent influencé en grande partie par le surréalisme et le réalisme merveilleux de Jacques Stephen Alexis et d’Alejo Carpentier. Dans sa poésie, le message véhiculé est d’abord un message individuel. Mais possible d’être interprété et comprit. Il considère sa poésie comme un voyage sans fin, une quête d’une paix intérieure, une thérapie sans thérapeute. Au lieu d’être un messager, il donne l’opportunité aux gens de puiser et d’ajouter quoique ce soit.

Selon le poète, il est difficile de mesurer l’appréciation du public face à son œuvre. « Cela dépend de quel public. Parce que la poésie est un genre réservé et difficile ; beaucoup de Poète, et très peu de poésie. Parfois quand les gens critiquent, d’autres applaudissent. C’est une pratique humaine, il faut considérer les deux.  Il ajoute : « Jusqu’à présent ma poésie fait son chemin à grand élan ; je dois dire que le pic atteint à presque dépasser mon intention, et c’est ce qui me donne la force de travailler très dure pour enrichir ma production avec des œuvres de valeurs. »

« Je n’écris pas parce que j’existe, j’écris parce que cet Art m’en est devenu une vertu. »

 

Livres publiés

Pwèl nan Zo. Edition Lagomatik, Canada, 2009.
Les Iles en accent aigu. Le Chasseur Abstrait éditeur, Paris, 2009.
Liminasyon. Les éditions Lafont. Santo Domingo, 2011.
Vingt poèmes pour traverser la nuit. Edilivre, Paris, 2011.
Laviwonn. Edition Perle des Antilles, West Palm Beach, 2012.
Mon pays, rien de luxe. Editions Trouvailles, Connecticut, 2012.
The Shadow of the Veins. Publish America. Baltimore, 2013.
Mémoire d’outre-monde. L’Harmattan. Paris, 2014.

Projet sonore

– Pwezire, Coconut Publishing Company, Inc. Orlando, 2014.

 

Publications Collectives

– Anthologie POUR HAITI, avec les Editions DESNEL. Editeur, Suzane DRACIUS. Fevrier 2010. avec la participation de: René Depestre, Maryse Condé, Jean Métellus, Alain Mabanckou.

Anthologie de la Poesie Haitienne (Cahier Haiti). Le chasseur Abstrait Editeur. Mai 2009. Post face de Rodney Saint-Éloi et James Noël.

Revue: Le Manoir des poetes. En France.

Anthologie POETE POUR HAITI avec Dana SHISHMANIAN. Publie par l’Hamarttan en Mars

– Anthologie Voix sans Frontière/Voci fara hotare dirigé par Marilena Lica-Masala et Yvan Tetelbom.Publié par l’Hamarttan en Octobre 2010.     

 

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